Son histoire,
le terme service vient du latin "servitium", qui signifie l'action de servir. Ce verbe a une origine également latine "servire"et dont la traduction est "être esclave", c'est-à-dire s'acquitter de certains devoirs envers quelqu'un ou une organisation. C'est une définition étymologique et donc à restituer dans son contexte original. Il y a ainsi un rapport de soumission et d'obligation envers une autorité professionnelle. Celle-ci a reçu un droit et un pouvoir de commander, de prendre des décisions et de se faire obéir. Du fait justement de sa représentation engagée, cette entitée économique est une tenue professionnelle responsable de ces mêmes obligations. Dans un cadre strictement socio-économique et actualisé, le service signifie faire partie intégrante d'une organisation qui est un reflet d'obligations et de devoirs personnels et professionnels agissant au nom de celle-ci et pour le compte d'un Tiers. C'est un travail bien déterminé dont les règles sont intrinsèquement tributaires de la personnalité morale et de l'établissement de cette organisation.
Le secteur des services est donc une orientation économique à part entière et contribue au développement d'un certain idéal social. Au même titre que la fabrication de l'outil de travail, il conçoit et participe à une autre vision économique et sociale et, est de ce point de vue, un élément complémentaire des techniques de fabrication. Ce secteur occupe dans le département de l'Isère une place dominante qu'on se doit de préserver, non pas d'un point de vue quantitatif, mais davantage comme un organe complémentaire et vital d'une certaine nature humaine. En effet, cette autre idée de l'homme, celle du service, est en vérité, une et même idée de l'homme et, est simplement un élément constitutif de sa nature. Une dérive abusée et abusive est dangereuse, voire contraire à sa nature fondatrice et à sa raison d'être. Tout comme l'artisan manuel, sa forme d'intelligence est saisie par sa nature profonde et réelle dans son contexte social original. La maîtrise de cet art de vivre est une condition sine qua non au bon déroulement économique et doit rester fidèle à sa raison d'être. C'est une vocation et, à ce titre, correspond à une certaine réalité et finalité économique. Du fait de son contexte géographique et territorial, le coeur de ce secteur est l'énergie, donc, sensible à une certaine désorganisation.
Sa spécificité,
le secteur des services s'est diversifié au fil du temps et a donné naissance à des spécificités professionnelles. Cette démultiplication intra-sectorielle correspond à des besoins évolués identifiés et à un marché potentiellement intéressant. Globalement on peut classer ce secteur en 2 grandes catégories, les services aux entreprises et ou aux collectivités et les services à la personne. Coeur des coeurs, un sous-secteur du service aux entreprises lequel est une activité dominante de cette première classification, celui des services stratégiques. Ce secteur contribue notablement à l'action économique, notamment en terme de valeur ajoutée et technique de pointe, où les performances et les améliorations techniques et/ou technologiques et organisationnelles en sont le centre et l'intérêt principal. Il se compose d'entreprises qui fournissent des logiciels de traitement de l'information, ménent des activités de recherche et de développement et des essais techniques ou encore assurent des services de publicité et de promotion commerciale, de mise en valeur de ressources humaines et de conseil en organisation. Les services de ce type sont en général de petites tailles et aident les grandes entreprises à utiliser leurs ressources avec efficience. Dans une même perspective que les services dédiés aux entreprises, les services à la personnes se développent également, avec cependant une dominante particulière, celle de l'assistance aux personnes âgées, révélatrice d'une pénurie de mains d'oeuvres plutôt jeunes, d'hommes et de femmes matures, du fait, entre autres, d'un dépassement organisationnel et d'une asymétrie homme-machine.
Ce secteur contribue actuellement à près de 70% du P.I.B et à 65% de l'emploi dans la zone de l'O.C.D.E et représente plus de la moitié des établissements et des emplois dans le département. Le secteur tertiaire joue donc un grand rôle avec la présence de nombreuses entreprises à fortes valeurs ajoutées. On trouve à ce niveau les SSII, l'ingénierie, la recherche public et privée, les cabinets de conseil, de recrutement et d'expertise, les agences de sécurité et le domaine du transport qui connaît un essor, fort heureusement, de son pôle logistique et organisationnel. En effet, cette activité qui est en règle général en tension continuelle au même titre que la grande distribution et la sécurité, constitue un rouage clé de l'économie. Les métiers du transport doivent pouvoir bénéficier d'un appui stratégique organisationnel afin de répondre au mieux aux exigences des marchés et de contribuer efficacement aux flux commerciaux et humains. Le tourisme ainsi que la recherche, acteurs et indicateurs importants du plan économique, occupent une place représentative dans la croissance et la notoriété. La recherche représente 4,4% de l'emploi public en Isère, car elle doit aussi répondre aux questions essentielles et fondamentales du service public.
Sa prévision,
Cette dynamique économique s'explique notamment par une satisfaction des besoins élémentaires de la vie quotidienne, dans sa globalité bien sûr. Cependant et afin de préserver une continuité du plan économique et de ses priorités, il est primordial de respecter l'échelle sociale et son exigence, en particulier des connaissances et des compétences requises et des impératifs moraux liés à l'exercice de cette fonction professionnelle qu'est la prestation de service ainsi que des besoins en formation liée entre autres aux mutations sociales et à la modernisation de l'outil de travail. En effet, le non respect de cet impératif, a fortiori ce secteur du fait de son poids économique, risquerait de remettre en question l'échelle des valeurs sociales et donc son organisation. Le risque est une désorganisation de l'économie, de ses intérêts nationaux et internationaux, de la profession et une crise identitaire majeure. L'assimilation et la maîtrise de cette profession, comme pour la plupart des métiers d'ailleurs, correspondent à des devoirs et des obligations. Et l'ironie contrariée d'un sort contrarié, c'est que l'esclave devient le maître et le maître l'esclave. La consommation devient la morale et la morale la consommation boulversant ainsi l'ordre des choses et leur finalité pour aboutir à une voie sans issue où l'idée de liberté et de responsabilité sont rendues impossibles et où la notion d'impossible même perd tout son sens et son essence.
La logique économique EST logique.
Cela étant dit, l'Homme du Service reste plutôt un Homme de Tradition.
Pour l'essentiel,
le commerce et les services emploient 205836 personnes.